Avenue de Beauchamp

Si Beauchamp n’avait pas de chiens…

Gaston Schnée, directeur des écoles primaires de Beauchamp de 1922 jusqu’à sa retraite en 1941, fut une personnalité marquante des premières années de la commune. En 1938, il fit paraître dans le numéro de janvier-mars du Bulletin de la société d’études historiques, géographiques et scientifiques de la Région parisienne un article intitulé Une commune de quatorze ans : Beauchamp, dont le journal municipal reprit de larges extraits. En voici la conclusion.

Contenu

Cette jeune commune présente à côté de caractères communs à certaines agglomérations nouvelles, des caractères vraiment particuliers.

 

Elle est fille du chemin de fer comme d’autres.

 

Elle n’est rattachée à l’histoire que par quelques kilomètres de voie romaine. Ici, pas d’ancêtres, pas de famille établie depuis cent ans, pas d’édifice vieux d’un siècle. L’église même a été bâtie depuis la loi de séparation.

 

Elle ne compte qu’un seul cultivateur et encore est-il établi aux confins de la commune et les quelques hectares qu’il cultive appartiennent au territoire de la commune voisine.

 

Quand vous vous promenez dans les avenues sans arbres – ceux-ci étant en bordure et à l’intérieur des propriétés – vous n’avez pas la sensation de suivre un couloir de pierre, et nul ne vous guette derrière un contrevent : rien ne s’ouvre sur la rue. Les constructions en sont toutes éloignées de quelques mètres, et chaque villa est bordée d’un modeste treillage envahi par le lierre ou la vigne-vierge ou d’une grille peinte qui couronne un petit mur de pierre ou de brique.

 

Enfin, on peut se promener une heure durant sans rencontrer un seul débit de boissons !

 

Le promeneur serait parfaitement à son aise à Beauchamp s’il n’y avait pas de chiens. Nous sommes des victimes de la mode. Le « berger allemand » a fait fureur pendant un temps. Il s’est installé alors à Beauchamp, s’y est maintenu, y a prospéré. Chaque villa possède son chien. Et, afin que nul n’en ignore, une plaque émaillée noir sur blanc déclare au passant qu’il est méchant.

 

S’il n’était que cela ! Mais il a une voix formidable. Et si vous vous promenez, à la brune, dans les charmantes avenues, vous risquez de voir la sérénité de votre promenade troublée par un désagréable concert. Si Beauchamp n’avait pas de chiens…

Démarchage abusif

Des individus, se présentant comme étant des agents de police ou du CCAS sont susceptibles de se présenter à votre domicile.

Pour votre sécurité, nous vous recommandons de ne pas leur ouvrir sans avoir vérifié leur statut et leur identité.

Vous devez contacter le CCAS ou les services de Police par téléphone afin de vérifier si un agent a été envoyé à votre domicile.